Vous hésitez devant le rayon BD à l'approche de l'automne ? Télérama a publié le 10 octobre 2026 sa sélection des meilleures nouveautés de l'année, en bande dessinée et en roman graphique. Larcenet, Pedrosa, Matsumoto, Florence Dupré La Tour : voici ce que l'on sait de ces albums, et comment choisir le vôtre.
En bref
- Télérama a publié le 10 octobre 2026 sa sélection des meilleures BD et romans graphiques de l'année, dite « jusqu'ici ».
- « L'Insensé », de Manu Larcenet, suit un vieil homme solitaire retiré loin du monde, dans un trait simplifié et très visuel.
- « Nanbanjin », de Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto, met en scène l'amitié entre un mercenaire portugais et un vieux pêcheur japonais.
Le chiffre clé : XVIᵉ siècle, époque de « Nanbanjin », où un mercenaire portugais fait naufrage sur une île japonaise.
« L'Insensé » de Manu Larcenet : un vieil homme, un trait épuré
Premier album de la sélection, L'Insensé met en scène un vieil homme solitaire, retiré loin du monde. Le point de départ tient en une phrase. Tout l'intérêt est dans la manière de le raconter.
Manu Larcenet est un dessinateur habitué des changements de style, et celui-ci va vers la simplification. Le trait s'allège. Les textes sont limpides et concis. La narration passe surtout par l'image : on lit autant avec les yeux qu'avec les mots.
Télérama parle d'une alchimie parfaite entre ces ingrédients. Pour vous, c'est un signal utile : si vous aimez les albums où le dessin porte l'histoire, où les silences comptent, celui-ci a toutes les chances de vous parler.
« Nanbanjin » réunit Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto autour d'une amitié
Deuxième coup de cœur, et sans doute le plus étonnant sur le papier : Nanbanjin, signé Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto. Une collaboration réalisée entre la France et le Japon, que Télérama qualifie de splendide.
L'histoire se passe au XVIᵉ siècle. Un mercenaire portugais fait naufrage sur une petite île nippone. Un vieux pêcheur le recueille. Voilà pour le décor.
Mais l'essentiel est ailleurs. Plus que la rencontre entre deux cultures, c'est l'amitié qui est au cœur du récit. Si vous cherchez une lecture qui évite le choc des civilisations bien rangé dans des cases, c'est cette promesse qu'il faut retenir.
Pour les amateurs de manga comme pour ceux de BD franco-belge, l'album a un intérêt de curiosité évident : voir deux univers graphiques se croiser sur une même histoire.
Florence Dupré La Tour et « Max Fridman. Hiver 1938 » complètent la liste
La sélection ne s'arrête pas à ces deux titres. Le sous-titre de l'article annonce aussi Florence Dupré La Tour parmi les auteurs retenus. L'album Max Fridman. Hiver 1938 figure lui aussi au programme.
Soyons clairs : la suite de la sélection est réservée aux abonnés, et nous ne détaillerons pas ce que nous n'avons pas pu lire. Pour ces deux noms, il faudra donc aller chercher l'information complète à la source, ou feuilleter les albums en librairie.
Retenez surtout que la liste mêle bande dessinée et roman graphique. Elle ne se limite pas à un genre ni à un pays, ce qui facilite un choix par affinité plutôt que par étiquette.
Comment choisir votre prochaine lecture parmi ces albums
Le plus simple est de partir de ce que vous aimez trouver dans une page. Voici un repère rapide, limité à ce que l'on sait de chaque album.
| Album | Auteur(s) | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| L'Insensé | Manu Larcenet | Vieil homme solitaire, trait simplifié, narration très visuelle |
| Nanbanjin | Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto | XVIᵉ siècle, naufrage au Japon, amitié avec un vieux pêcheur |
| Max Fridman. Hiver 1938 | Non précisé dans l'extrait disponible | Cité dans la sélection, détails réservés aux abonnés |
Envie d'un récit contemplatif et dépouillé ? Penchez-vous sur L'Insensé. Envie de voyage et de relation humaine entre deux personnages que tout sépare ? Nanbanjin est fait pour vous.
Un conseil pratique : feuilletez l'album avant de l'acheter. Dans les deux cas, le dessin joue un rôle central. Dix pages en librairie suffisent pour sentir si le trait vous accroche.
Ce que ces albums peuvent apprendre à votre propre crayon
Vous dessinez vous-même ? Ces lectures sont aussi des leçons. La description de L'Insensé met en avant la simplification du trait et la concision des textes. C'est un exercice très concret à tenter dans un carnet.
- Refaites une même scène en réduisant le nombre de lignes à chaque version.
- Racontez une action par l'image seule, sans une ligne de texte.
- Ajoutez ensuite un seul court texte, et voyez ce qu'il apporte vraiment.
Avec Nanbanjin, l'idée est différente. Deux auteurs de cultures graphiques distinctes travaillent ensemble. Vous pouvez en tirer un jeu simple : dessiner la même scène en imitant d'abord un style, puis un autre, et noter ce que chacun vous oblige à faire autrement.
Aucune de ces pistes n'est une méthode des auteurs. Ce sont des exercices que l'on peut imaginer à partir de ce que les albums montrent. À vous de les adapter à votre pratique.
Et comme la sélection s'intitule « jusqu'ici », elle n'est pas close : d'autres albums peuvent encore la rejoindre d'ici la fin de l'année.
Vos questions
Quelles BD figurent dans la sélection 2026 de Télérama ?
La sélection cite notamment « L'Insensé » de Manu Larcenet et « Nanbanjin » de Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto. Florence Dupré La Tour et l'album « Max Fridman. Hiver 1938 » y figurent aussi. Le détail complet est réservé aux abonnés.
De quoi parle « Nanbanjin » ?
L'action se déroule au XVIᵉ siècle. Un mercenaire portugais fait naufrage sur une petite île japonaise et un vieux pêcheur le recueille. Le cœur du récit est l'amitié entre les deux hommes, plus que la rencontre des cultures.
Que raconte « L'Insensé » de Manu Larcenet ?
L'album suit un vieil homme solitaire, retiré loin du monde. Le trait est simplifié, les textes sont courts et limpides, et la narration repose beaucoup sur l'image. Manu Larcenet est connu pour changer de style d'un album à l'autre.
Sources : telerama.fr.