16 dessinateurs, une seule fiche technique : Au coin de ma rue, l'album où chaque auteur raconte le même homme à sa façon

16 dessinateurs, une seule fiche technique : Au coin de ma rue, l'album où chaque auteur raconte le même homme à sa façon
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16 dessinateurs, une seule fiche technique : Au coin de ma rue, l'album où chaque auteur raconte le même homme à sa façon

Au coin de ma rue (Dupuis, 104 pages, 20,50 €) : seize dessinateurs reprennent le même découpage et les mêmes photos pour seize histoires différentes.

Imaginez qu'on vous remette un découpage, quelques photos de rue et un personnage à lunettes, puis qu'on vous demande de raconter la suite. Seize dessinateurs ont joué ce jeu pour Au coin de ma rue, un album Dupuis de 104 pages à 20,50 €. Il se lit comme seize réponses à une seule question.

En bref

  • Tripp, Turon et Zabus ont imaginé le projet : chaque dessinateur reçoit la même fiche technique, le même découpage et les mêmes photos.
  • Seize auteurs signent leur version, avec les scénaristes : Bailly, Campi, Cruchaudet, Feroumont, Zanzim, Tripp et dix autres.
  • L'album compte 104 pages chez Dupuis et coûte 20,50 € : on peut le relire dans le désordre, sans classement.

Le chiffre clé : 16, dessinateurs qui racontent la même histoire courte, chacun avec son style et son scénario.

Une consigne identique pour seize auteurs

Le principe tient en une phrase : donner à tout le monde exactement la même chose. Chaque dessinateur a reçu une fiche technique avec un découpage et un story-board, une courte description du personnage, des photos de la rue et de la maison, ainsi que le texte original de l'histoire.

L'idée de départ vient de Tripp et Turon. Zabus a participé à l'imaginer. Ensuite, c'est aux seize co-auteurs de jouer le jeu et de signer leur propre version, avec les scénaristes.

Pour ne faire de jaloux, voici la liste complète : Bailly, Bodart, Campi, Clérisse, Chloé Cruchaudet, Debon, Dumontheuil, Feroumont, Gonzalez, Mayana Itoïz, Merveille, Nicoby, François Ravard, Revel, Zanzim et, évidemment, Tripp.

Un homme à lunettes, un sac en plastique et une maison

La scène de départ est mince, et c'est là que le défi se cache. Un homme à lunettes marche dans la rue d'un quartier agréable. En voix off, il se pose mille questions. Il passe et repasse devant une maison, un sac en plastique à la main, incapable de se décider.

Va-t-il sonner ? Et pourquoi ? Il semble avoir eu un coup de foudre anonyme. Il voudrait aller au bout de cet amour qui le ravage, mais il hésite. Que faire ?

Chaque auteur met en scène ce garçon attachant et un peu spasmophile. Il faut aussi surveiller un détail du décor : le vélo attaché au poteau électrique joue un rôle qu'on aurait tort de négliger.

Ce que la fiche impose, ce qui reste libre

Le cadre est partagé, mais le reste appartient à chaque duo. Le tableau ci-dessous résume la répartition.

Identique pour tousPropre à chaque auteur
Découpage et story-boardLe dessin et la mise en scène
Description brève du personnageLe texte, incisif, sculpté, différent d'une histoire à l'autre
Photos de la rue et de la maisonLe destin donné au personnage
Texte original de l'histoire courteLe scénario signé avec les scénaristes

C'est un exercice que tout amateur de dessin peut comprendre : mêmes contraintes, mêmes ingrédients, et pourtant des planches qui ne se ressemblent pas. Chaque dessinateur met son talent au service d'une œuvre commune sans effacer sa patte.

Licenciement, tueur en série, adultère : les clés de chaque histoire

Tous les musiciens de cette symphonie ont une clé en eux. Selon les variations, le personnage peut être confronté à un licenciement, croiser un tueur en série, se révéler cinéphile, vivre un adultère ou rester le grand raté de l'histoire. Et la liste ne s'arrête pas là.

Le plaisir de lecture vient de l'attente. On sait que la rue ne change pas, que la maison reste la même, et on veut voir comment chaque duo d'auteurs va embarquer ce brave garçon dans sa galère. Les variations sont cousues main, la diversité est réelle, et la qualité des destins se tient d'un bout à l'autre.

La critique qui a salué l'album refuse d'ailleurs de dresser un palmarès. Aucun classement, donc, mais un résultat de belle facture.

Un album à lire, à relire et à mélanger

Au coin de ma rue compte 104 pages et paraît chez Dupuis, au prix de 20,50 €. L'ouvrage se prête à plusieurs lectures. On y revient volontiers pour relire certaines histoires, ou pour en mélanger l'ordre et découvrir des pépites passées inaperçues au premier passage.

C'est un album à tiroirs bien huilés, qui s'ouvrent sans grincements intempestifs. Pour un lecteur qui aime dessiner, l'intérêt est double : on savoure les histoires, et on compare. Comment tel auteur traite-t-il la même case que tel autre ? Qu'a-t-il gardé du découpage, qu'a-t-il détourné ?

Et si vous avez un carnet à portée de main, l'idée peut devenir un jeu : prenez une photo de rue, un personnage, et racontez votre propre version.

Vos questions

Qui a eu l'idée d'Au coin de ma rue ?

L'idée de départ est de Tripp et Turon, et Zabus a participé à l'imaginer. Ils ont fourni à chaque dessinateur la même fiche technique : découpage, story-board, description du personnage, photos et texte original.

Quels dessinateurs participent à l'album ?

Seize auteurs signent leur version : Bailly, Bodart, Campi, Clérisse, Chloé Cruchaudet, Debon, Dumontheuil, Feroumont, Gonzalez, Mayana Itoïz, Merveille, Nicoby, François Ravard, Revel, Zanzim et Tripp. Chacun travaille avec les scénaristes.

Combien coûte l'album et combien de pages compte-t-il ?

Au coin de ma rue compte 104 pages et est publié chez Dupuis. Son prix est de 20,50 €.

Sources : ligneclaire.info.

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