La photo de Kim Phúc montre Phan Thị Kim Phúc, 9 ans, fuyant brûlée après une attaque au napalm à Trảng Bàng, le 8 juin 1972. Devenue icône de la guerre du Vietnam, l’image est aussi l’histoire d’une survivante engagée pour la paix.
Le 8 juin 1972, une fillette de 9 ans court pieds nus sur une route vietnamienne, la peau brûlée par le napalm. Chez nous, quand mes enfants m’ont demandé pourquoi cette image revenait dans leurs livres, j’ai senti qu’il fallait ralentir. Pas sortir la photo en grand sur la table du goûter, pas dramatiser non plus. Juste remettre des mots autour : Kim Phúc, les autres enfants, les soldats, la route de Trảng Bàng, puis la vie après l’image. Je préfère regarder cette photo comme on ouvre un carnet fragile : avec précision, mais sans prendre toute la place.
Kim Phúc photo : ce que montre l’image du 8 juin 1972, sans la figer en symbole
La kim phuc photo montre Phan Thị Kim Phúc, 9 ans, courant près de Trảng Bàng après une attaque au napalm, le 8 juin 1972. Autour d’elle, d’autres enfants fuient sur la route, des soldats avancent, et l’image prise pour Associated Press entre dans l’histoire de la guerre du Vietnam.
Louise — pour Défilou en Filou
8 juin 1972 à Trảng Bàng : chronologie sourcée, minute par minute
- Certain : dans le bourg de Trảng Bàng, au Sud-Viêt Nam, des civils dont la petite Phan Thị Kim Phúc cherchent protection, et le contexte militaire précède le bombardement napalm Vietnam 1972.
- Certain : l’attaque au napalm frappe la zone, la fille brûlée fuit sur la route avec d’autres enfants, et les images fixes retiennent surtout ce mouvement de panique plutôt que la totalité du chaos.
- Probable : Nick Ut, jeune photographe sur place, déclenche quand Kim Phúc arrive face à l’objectif, ce qui explique comment Nick Ut a pris la photo sans inventer son emplacement au mètre près.
- Certain : après la photo, l’ordre des gestes compte autant que l’image elle-même, car l’enfant reçoit de l’aide et le récit ne s’arrête pas au cri nu de la route.
- Non sourcé à la minute : aucun horaire fiable ne permet de plaquer un chronomètre parfait, mais la transmission vers Associated Press Vietnam vient après la prise de vue et transforme une scène locale en icône mondiale.
Louise — pour Défilou en Filou
Qui a pris la photo : Nick Ut, la piste Bùi Huy Toản et le fact-check de 2025
Louise — pour Défilou en Filou
La photo plus forte que la polémique : pourquoi elle a bouleversé l’opinion américaine et mondiale
| Repère | Valeur ou fourchette | Source nommée |
|---|---|---|
| Prise de vue | 8 juin 1972 | OpenEdition Journals |
| Âge de Kim | 9 ans, née le 2 avril 1963 | notice Phan Thị Kim Phúc |
| Reconnaissance | 1 Pulitzer Prize lié au prix Pulitzer photo Vietnam | Pulitzer Prize, Associated Press |
| Soins évoqués | près de 50 ans après la photo | 20 Minutes |
| Circulation des images | 2 grands fonds souvent consultés | Associated Press, Getty Images |
Louise — pour Défilou en Filou
Livres, archives, Catherine Leroy et images Getty : comparer les sources sans perdre Kim Phúc
Louise — pour Défilou en Filou
Questions fréquentes
Pourquoi Phan Thi Kim Phuc est connu ?
Phan Thi Kim Phuc est connue pour la photo prise le 8 juin 1972 au Vietnam, où on la voit petite fille fuyant une attaque au napalm près de Trảng Bàng. Cette image, souvent appelée Napalm Girl, a bouleversé l’opinion mondiale. Chez nous, je l’explique toujours comme une photo qui met un visage d’enfant sur l’horreur de la guerre.
Comment Nick Ut a pris la photo ?
Nick Ut, photographe de l’Associated Press, était sur la route près de Trảng Bàng après un bombardement au napalm. Il a photographié plusieurs enfants en fuite, dont Kim Phuc, brûlée et terrifiée. Après avoir pris ses images, il n’est pas resté simple témoin : il a transporté la petite fille à l’hôpital, un geste essentiel dans son histoire.
Qui a pris la photo de Kim Phuc ?
La photo de Kim Phuc a été prise par Nick Ut, de son vrai nom Huỳnh Công Út, photographe vietnamien travaillant pour l’Associated Press. Son cliché est devenu l’une des images les plus célèbres de la guerre du Vietnam. Il montre Phan Thi Kim Phuc enfant, courant après une attaque au napalm, entourée d’autres enfants et soldats.
Comment Nick Ut a pris son cliché ?
Nick Ut a pris son cliché en noir et blanc, dans l’urgence, alors que les enfants couraient vers les journalistes après l’explosion. La scène était chaotique, brûlante, presque irréelle. La photo a ensuite été transmise à l’Associated Press à Saïgon. Malgré la nudité de l’enfant, elle a été publiée pour sa valeur historique et journalistique.
qu'est ce que le napalm
Le napalm est une substance incendiaire : un carburant gélifié qui colle aux surfaces et brûle à très haute température. Utilisé comme arme, il provoque des incendies massifs et de terribles brûlures. Sans faire de grand cours parfait, je le résume ainsi aux enfants : ce n’est pas une simple explosion, c’est un feu qui s’accroche.
prix pulitzer photo vietnam
La photo de Kim Phuc prise par Nick Ut a reçu le prix Pulitzer en 1973, dans la catégorie photographie d’actualité. Elle a aussi marqué l’histoire du photojournalisme par sa force immédiate. Comme ex-graphiste, je trouve frappant qu’une seule image, imparfaite au sens du choc brut, puisse devenir un document mondialement mémorisé.
pourquoi la photo de nick ut interpelle t-elle lopinion publique américaine et mondiale
La photo interpelle parce qu’elle rend la guerre impossible à tenir à distance : on ne voit plus seulement des cartes, des chiffres ou des discours, mais une petite fille blessée. Aux États-Unis comme ailleurs, ces images ont nourri le malaise face au conflit vietnamien. Elle n’a pas arrêté la guerre seule, mais elle a fortement marqué les consciences.
Qui a utilisé le napalm ?
Le napalm a été utilisé par plusieurs armées depuis la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre du Vietnam, les forces américaines l’ont largement employé, et l’attaque liée à la photo de Kim Phuc a été menée par l’aviation sud-vietnamienne près de Trảng Bàng. C’est important de le dire avec nuance, sans simplifier une histoire déjà douloureuse.
Louise — pour Défilou en Filou
Pour parler de la photo de Kim Phúc, je retiens trois gestes simples : situer l’événement, nommer la petite fille sans la réduire à sa brûlure, et expliquer pourquoi une image peut devenir un symbole sans raconter toute une vie. Avec des enfants ou des ados, mieux vaut avancer doucement : une question à la fois, des mots clairs, et le droit de détourner les yeux. Louise — pour Défilou en Filou
Mis à jour le 15 mai 2026