Daniela Martin del Campo raconte son retour au Japon en BD : un carnet de voyage devenu roman graphique chez Casterman

Daniela Martin del Campo raconte son retour au Japon en BD : un carnet de voyage devenu roman graphique chez Casterman
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Daniela Martin del Campo raconte son retour au Japon en BD : un carnet de voyage devenu roman graphique chez Casterman

Minigatari, publié chez Casterman le 26 août : comment Daniela Martin del Campo a transformé un carnet de voyage japonais en roman graphique.

Vous avez déjà rapporté un carnet de croquis d’un voyage sans savoir qu’il deviendrait un livre ? C’est le parcours de Daniela Martin del Campo. Mexicaine installée à Barcelone, elle a fait grandir des dessins japonais de 2021 jusqu’à Minigatari, un roman graphique publié par Casterman le 26 août.

En bref

  • Minigatari est paru chez Casterman le 26 août. Le projet est né en 2021 comme carnet de voyage illustré après un séjour au Japon.
  • Chaque chapitre tourne autour d’un mot et mêle langue, culture japonaise et doutes personnels de l’autrice, qui sert de fil rouge.
  • Daniela Martin del Campo, née en 1990 à Mexico, a été repérée aux Rencontres Jeunes Talents du Festival d’Angoulême en 2023.

Le chiffre clé : 2021, l’année où Minigatari a commencé, comme simple carnet de voyage illustré après un séjour au Japon.

Minigatari est né en 2021 d’un simple carnet de voyage

Au départ, il n’y a pas de grand projet éditorial. En 2021, après un séjour au Japon, Daniela Martin del Campo dessine un carnet de voyage illustré. Elle publie sur son site un premier récit, Oishii, consacré à un cours de cuisine suivi à Osaka.

Puis le projet prend de l’ampleur. Page après page, le carnet change de nature et devient un véritable roman graphique. Le livre est publié par Casterman le 26 août.

Son héroïne, comme elle, est une Mexicaine qui retourne au Japon. On y suit ses découvertes, ses envies et ses doutes. Le récit est autobiographique, ce qui lui donne un ton très personnel.

Pour vous qui tenez peut-être un carnet de croquis, le message est simple : un petit récit dessiné au retour d’un voyage peut devenir bien plus qu’un souvenir.

Le titre associe « mini » et « monogatari », et chaque chapitre part d’un mot

Le nom du livre fonctionne comme un jeu de mots. Minigatari associe « mini » et monogatari (物語), qui signifie récit ou histoire en japonais.

La construction suit cette idée. Chaque chapitre tourne autour d’un mot et forme un petit récit sur la culture japonaise. Le cœur du livre, c’est le rapport entre la langue, la culture et l’expérience personnelle.

Un deuxième fil traverse l’ensemble : l’histoire intime de l’autrice, avec ses doutes et ses démons. Selon la présentation qu’en fait le magazine qui l’a rencontrée, l’ensemble donne un objet assez unique, sur le fond comme sur la forme.

Un parcours entre Mexico, Angoulême et Barcelone

Daniela Martin del Campo Pretelín est née à Mexico le 13 novembre 1990. Elle a étudié le design graphique à l’Universidad Iberoamericana, puis s’est spécialisée en illustration et en roman graphique à l’Academia de San Carlos.

Elle a ensuite travaillé comme illustratrice indépendante pour plusieurs éditeurs : Pearson México, AM Editores, Mirlo, Penguin Random House, Edelvives et Planeta. Elle a aussi collaboré à des projets liés à Disney+ et au Washington Post.

Son inspiration mêle le folklore et l’identité mexicains avec les voyages et la découverte d’autres cultures. Deux étapes ont compté pour la bande dessinée : une résidence de roman graphique à Zapopan, puis la Maison des auteurs d’Angoulême, où elle a commencé son premier projet de BD.

RepèreCe que disent les sources
13 novembre 1990Naissance à Mexico
2021Début du projet, carnet de voyage illustré après un séjour au Japon
2023Repérée aux Rencontres Jeunes Talents du Festival d’Angoulême
26 aoûtPublication de Minigatari chez Casterman

Elle vit aujourd’hui à Barcelone.

Garfield, la timidité et la « petite fenêtre » de la BD

Son premier contact avec la bande dessinée n’a rien d’un manifeste. Vers 8 ans, elle lit Garfield. Elle apprend vite à lire les cases et dévore la collection familiale, en riant si fort que sa mère lui demande ce qui est si drôle.

Ce qui la fascinait déjà, c’est qu’un dessin puisse sembler vivant : le temps passe d’une case à l’autre, les personnages bougent, des choses leur arrivent. Elle dit que cette idée de temps et de mouvement continue de l’émerveiller.

Naturellement timide, elle explique que la bande dessinée lui convient parce qu’elle est intime. Elle aime aussi le cinéma, l’animation et le théâtre, mais c’est la BD qui correspond le mieux à sa personnalité.

Pour moi, une BD ou un dessin dans un carnet de croquis, c’est comme regarder à travers une petite fenêtre.

Daniela Martin del Campo, dans un entretien au Journal du Japon

Elle ajoute que cette petite fenêtre est juste assez grande pour une seule personne, comme un monde secret, une petite bêtise complice. Elle apprécie aussi la liberté du médium : on peut y créer n’importe quel monde et apprendre à connaître ses personnages en écrivant avec eux.

À San Carlos, trois enseignants et une BD expérimentale

Sa formation de roman graphique à San Carlos repose sur trois enseignants venus d’horizons très différents :

  • Edu Molina, auteur de bande dessinée classique ;
  • Santiago Solís, illustrateur éditorial ;
  • Chacho Grijalva, créateur de fanzines punk.

L’objectif était double. D’un côté, comprendre les bases de la narration séquentielle : les cases, les bulles, les onomatopées. De l’autre, apprendre à mélanger les disciplines, y compris des ressources narratives issues de groupes autochtones du Mexique, pour créer des bandes dessinées expérimentales.

Elle y a acquis la discipline nécessaire à la BD classique, tout en développant une approche plus expérimentale. On le sent dans Minigatari, qui ne ressemble pas à un récit de voyage ordinaire.

Si vous dessinez vous-même, retenez cette méthode : un mot, une page, un petit récit. C’est exactement la mécanique qui structure son livre.

Vos questions

Quand est paru Minigatari et chez quel éditeur ?

Minigatari est publié aux éditions Casterman depuis le 26 août. Il s’agit d’un roman graphique autobiographique de Daniela Martin del Campo, qui raconte le retour d’une Mexicaine au Japon.

Que veut dire le titre Minigatari ?

Le titre associe « mini » et monogatari (物語), qui veut dire récit ou histoire. Chaque chapitre est un petit récit construit autour d’un mot, sur la culture japonaise et le rapport entre langue et expérience personnelle.

Comment le livre est-il né ?

En 2021, après un séjour au Japon, Daniela Martin del Campo a réalisé un carnet de voyage illustré. Elle a publié sur son site un premier récit, Oishii, sur un cours de cuisine à Osaka, puis le projet a grandi jusqu’à devenir un roman graphique.

Sources : journaldujapon.com.

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À propos de Louise Fabre

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