Léo Major, le Canadien qui a pris seul une compagnie allemande : son parcours de la Normandie à la Corée en BD

Léo Major, le Canadien qui a pris seul une compagnie allemande : son parcours de la Normandie à la Corée en BD
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Léo Major, le Canadien qui a pris seul une compagnie allemande : son parcours de la Normandie à la Corée en BD

Léo Major, soldat canadien de Juno Beach à la Corée : l'album d'Hervieux et Jacob raconte son parcours en 56 pages, à 15,90 €.

Un soldat qui fait sauter un blockhaus à Juno Beach, capture seul une compagnie allemande, puis refuse une décoration de Montgomery : cela ressemble à du cinéma, c'est la vie de Léo Major. Un album de 56 pages, signé Julien Hervieux et Damien Jacob, la raconte pour 15,90 €.

En bref

  • Léo Major, Canadien issu de Montréal, passe de Juno Beach aux Pays-Bas puis à la Corée, sans jamais chercher la reconnaissance.
  • L'album est scénarisé par Julien Hervieux, dessiné et mis en couleur par Damien Jacob, et publié chez Grand Angle.
  • Le livre compte 56 pages et coûte 15,90 € : une série qui sort de l'ombre des héros anonymes.

Le chiffre clé : 56 pages pour raconter la vie de Léo Major, de Montréal à la Corée.

Un enfant battu de Montréal devenu spécialiste des explosifs

L'histoire commence en 1930 à Montréal. Le jeune Léo grandit avec un père alcoolique qui le bat. Rien, dans ce décor, ne laisse deviner le soldat qu'il deviendra.

En 1939, il est pourtant devenu un spécialiste des explosifs. C'est cette compétence rare qui lui ouvre les portes de l'armée quand il décide de s'engager. Le futur héros n'entre donc pas dans la guerre par hasard : il y arrive avec un savoir-faire précis, que la suite du récit va mettre à rude épreuve.

L'album choisit de montrer cet homme tel qu'il était, simple et courageux. Pas de statue de bronze ici. Le héros est un solitaire que rien n'arrête, et qui n'a jamais couru après les honneurs.

À Juno Beach, il fait taire seul la mitrailleuse qui tue ses camarades

Le 6 juin 1944, les Canadiens débarquent à Juno Beach. Léo Major est dans une barge. Sur la plage, c'est une boucherie. Une mitrailleuse, installée dans un blockhaus allemand, fauche ses compagnons.

Il réussit à faire sauter ce blockhaus. Puis il ne s'arrête pas là : il poursuit seul dans la campagne normande. Au passage, il capture un engin chenillé avec ses codes de communication. Un officier anglais le réclame. Major refuse net. Ce butin ira aux Canadiens, et à eux seuls.

Il est aussi tireur d'élite. Détail frappant : il ne fait volontairement que blesser ses cibles. Dans une guerre où tout pousse à l'escalade, ce choix en dit long sur l'homme.

Un oeil perdu, cinquante soldats retrouvés et une décoration refusée

Une grenade lui coûte un oeil. Pour beaucoup, ce serait le billet de retour. Pas pour lui : il n'est pas question de rentrer chez lui, et il reste au combat.

Le 31 octobre 1944, aux Pays-Bas, cinquante soldats disparaissent. Major part à leur recherche. Seul, il capture une compagnie allemande entière. Les prisonniers lui indiquent où se trouvent ses amis.

Le maréchal Montgomery veut alors le décorer. Léo refuse, car il juge le personnage incompétent. Le geste résume bien le caractère décrit par l'album : un homme qui accumule les blessures, mais qui ne plie ni devant l'ennemi, ni devant la hiérarchie.

À Zwolle, les Allemands le prennent pour l'avant-garde d'une armée

Direction ensuite les Pays-Bas, avec son copain Willy, jusqu'à Zwolle. Willy y est tué. Léo réagit avec une violence que l'album n'esquive pas : il fait un carnage parmi les Allemands.

Puis vient la ruse. Il oblige les troupes allemandes à évacuer la ville en mentant. Elles croient avoir affaire à l'élément précurseur d'une armée entière, alors qu'il est seul. Il met aussi le feu au quartier général de la Gestapo.

Ce passage dit tout de la méthode Major. Le bluff compte autant que la force. C'est d'ailleurs ce que rappelait le général Bigeard : savoir bluffer, croire et oser.

De la Corée à l'album : une série qui sort les héros anonymes de l'ombre

Inconnu dans son propre pays, Léo Major repart en 1950 pour la Corée, avec des Québécois. Il y prend une colline tenue par des milliers de Chinois. L'homme ne s'est pourtant jamais vanté de ses faits d'armes.

L'album est l'oeuvre de Julien Hervieux au scénario, présenté comme un spécialiste du genre, et de Damien Jacob au dessin et à la couleur. Il s'inscrit dans une série consacrée à des anonymes du champ de bataille qui se sont dépassés, après des destins comme ceux d'Audie Murphy ou d'Albert Roche.

ÉtapeRepère
Enfance à Montréal1930
Spécialiste en explosifs1939
Débarquement à Juno Beach6 juin 1944
Cinquante soldats disparus aux Pays-Bas31 octobre 1944
Départ pour la Corée1950

Pour qui aime dessiner, l'ouvrage a un autre intérêt : voir comment un dessinateur et un coloriste, ici une seule et même main, donnent corps à des scènes de plage, de campagne et de colline. Carnet de croquis à portée, il y a de quoi s'exercer à la composition d'une scène d'action.

Vos questions

Qui était Léo Major ?

Léo Major est un soldat canadien né à Montréal. Il s'est engagé comme spécialiste des explosifs et s'est battu en Normandie, aux Pays-Bas puis en Corée. Il n'a jamais cherché la reconnaissance.

Qui a réalisé la bande dessinée Héros de guerre, Léo Major ?

Julien Hervieux signe le scénario, Damien Jacob le dessin et la couleur. L'album est publié chez Grand Angle. Il compte 56 pages.

Combien coûte l'album ?

Héros de guerre, Léo Major est proposé à 15,90 €, pour 56 pages. Il fait partie d'une série consacrée à des héros anonymes, après des destins comme ceux d'Audie Murphy et d'Albert Roche.

Sources : ligneclaire.info.

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