Lupin III : pourquoi le petit-fils d'Arsène Lupin revient en BD européenne, et ce que Kana a voulu préserver

Lupin III : pourquoi le petit-fils d'Arsène Lupin revient en BD européenne, et ce que Kana a voulu préserver
Vie de famille
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Lupin III : pourquoi le petit-fils d'Arsène Lupin revient en BD européenne, et ce que Kana a voulu préserver

Né au Japon en 1967 sans accord des ayants droit de Leblanc, Lupin III arrive chez Kana le 25 septembre 2026, à 21,95 € ou en collector.

Vous croyez connaître Arsène Lupin ? Son petit-fils est né au Japon en 1967, sans que les ayants droit de Maurice Leblanc aient donné leur accord. Il revient dans un album signé par un dessinateur espagnol et un scénariste français chez Kana, paru le 25 septembre 2026, lisible sans rien connaître du manga.

En bref

  • Maurice Leblanc crée Arsène Lupin en 1905, puis Monkey Punch invente son petit-fils en 1967 pour une série de 14 mangas.
  • Hors du Japon, le héros a longtemps changé de nom : Wolf, Edgar de la Cambriole, Vidocq IV ou Rupan III.
  • L'album « Lupin III, La Merveille » existe en édition classique à 21,95 € et en collector à 33 €, avec 33 pages de bonus.

Le chiffre clé : 33 pages de dossier exclusif dans l'édition collector, avec notes, croquis et storyboards.

Un cambrioleur né au Japon sans l'accord des héritiers de Leblanc

L'histoire commence en 1905. Maurice Leblanc imagine Arsène Lupin pour une nouvelle publiée dans le magazine Je sais tout. Le gentleman cambrioleur ne le quittera plus : 18 romans, 39 nouvelles et cinq pièces de théâtre suivront, jusqu'à la mort de l'écrivain en 1941.

En 1967, un mangaka japonais, Kazuhiko Kato, reprend le nom pour sa propre série. Il signe Monkey Punch et présente un petit-fils du voleur, que l'on appelle Lupin III par commodité. Même sourire, même charme, même talent pour la manipulation que son aïeul.

Le succès dépasse toute attente. La série compte 14 mangas et inspire six séries de dessins animés, des années 1970 aux années 2020. Voilà comment un personnage français a fait le tour du monde en passant par Tokyo.

Le nom de Lupin est resté interdit hors du Japon jusqu'en 2012

Il y avait pourtant un hic. L'auteur et ses éditeurs japonais n'avaient pas demandé l'autorisation aux ayants droit de Leblanc. Résultat : le nom de Lupin n'était utilisable qu'au Japon.

Ailleurs, le voleur a donc porté des masques successifs. Dans les pays anglo-saxons, il devient Wolf. En France, les lecteurs ont connu Edgar de la Cambriole, Vidocq IV ou encore Rupan III. Si vous avez grandi devant l'un de ces héros sans faire le lien, c'est pour cette raison.

Les droits d'auteur sont tombés dans le domaine public en 2012. Depuis, le nom original de la série peut être employé partout dans le monde, y compris sur la couverture d'un album européen.

Kana confie le voleur à un dessinateur espagnol et à un scénariste français

Depuis 2019, la collection Classics des éditions Kana publie des créations originales d'auteurs européens, bâties sur des licences cultes du manga ou de l'animation. L'esprit des œuvres d'origine doit rester intact. Le catalogue compte déjà Capitaine Albator, Capitaine Flam, Saint Seiya et un Goldorak remarqué, dessiné par une équipe réunissant Denis Bajram, Xavier Dorison, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo.

Lupin III vient s'y ajouter grâce à José Luis Munuera. Le dessinateur espagnol aime la série animée depuis longtemps. Un premier projet avec Jean-David Morvan n'a pas abouti. C'est ensuite l'éditrice Christel Hoolans qui a décroché les droits, pour un album scénarisé par Kid Toussaint.

Ce dernier navigue entre les publics. Côté jeunesse, il a signé Elles et Animal Jack. Côté adulte, on lui doit notamment Mort blanche. Un profil idéal pour une intrigue feuilletonesque qui doit plaire aux deux camps.

Un tour du monde mené à 100 à l'heure, avec toute la bande

L'album condense ce qui a fait le succès du manga et de l'anime : un récit sans temps mort, qui file de Londres à la côte d'Azur, de l'Andalousie à Tokyo, puis de la Californie à Moscou. L'enjeu ? La Merveille, un trésor que le grand-père Arsène n'a jamais trouvé.

Le héros n'est pas seul. Il retrouve le tireur d'élite Jigen et le samouraï Goemon. En face, le collectionneur Don Muscovic a lancé sur sa piste le robotique Handjager. L'inspecteur Zenigata, obsédé par l'arrestation du voleur, reste aussi de la partie.

La menace la plus sérieuse vient de Fujiko Mine, le grand amour du héros. Elle est aussi une rivale maligne et peu loyale dans l'art du cambriolage.

Bonne nouvelle si vous n'avez jamais ouvert un manga de la série : le récit fonctionne seul. Quelques clins d'œil attendent simplement les connaisseurs.

Une BD européenne validée par les ayants droit japonais, jusque dans la couleur de la veste

Ne cherchez pas ici un manga, ni un pseudo-manga. C'est une bande dessinée européenne, approuvée par les éditeurs d'origine. Leur droit de regard s'est limité à deux points : la façon dont Goemon tient son sabre et la couleur de la veste de Lupin, qui devait rester rouge.

Pour vous qui aimez dessiner, le trait de José Luis Munuera mérite qu'on s'y arrête. Il est dynamique, mais précis dans les détails des décors. C'est une bonne leçon pour garder l'énergie d'une action rapide sans sacrifier les arrière-plans.

L'édition collector va plus loin dans les coulisses. Son dossier de 33 pages rassemble les notes des deux auteurs, qui racontent les étapes du projet. On y trouve aussi des croquis, des agrandissements, des storyboards et de nombreuses recherches graphiques.

ÉditionPrixEANParution
Classique21,95 €978250514420525 septembre 2026
Collector, grand format33,00 €978250516946825 septembre 2026

Vos questions

Faut-il avoir lu le manga pour lire « Lupin III, La Merveille » ?

Non. Le récit fonctionne de manière autonome. Quelques références et clins d'œil s'adressent seulement aux connaisseurs de la série d'origine.

Pourquoi Lupin III portait-il d'autres noms en France ?

Les éditeurs japonais n'avaient pas demandé l'autorisation aux ayants droit de Maurice Leblanc, donc le nom de Lupin n'était utilisable qu'au Japon. Le héros a été rebaptisé Wolf dans les pays anglo-saxons, puis Edgar de la Cambriole, Vidocq IV ou Rupan III en France. Depuis 2012, le nom original peut servir partout.

Que contient l'édition collector par rapport à l'édition classique ?

Elle paraît en grand format à 33 €, contre 21,95 € pour l'édition classique. Elle ajoute un dossier exclusif de 33 pages avec les notes de José Luis Munuera et de Kid Toussaint, des croquis, des agrandissements, des storyboards et des recherches graphiques.

Sources : bdzoom.com.

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